Comme beaucoup d’entre nous, mon processus d’éveil spirituel a commencé avec un puissant appel au Départ. Je suis partie d’une famille, puis d’une ville, d’un pays, d’un continent. Cet aspect de l’entrée en terre d’éveil est le plus difficile parce qu’en plus de vous dépayser totalement, il vous rend dans un premier temps, totalement étranger à ce que vous avez toujours cru connaître : vous-même.

Dans le confort de ses propres repères, dans ses propres murs, il est facile de laisser parfois l’inconnu nous rendre visite. Son étrangeté est exotique, elle nous stimule. Ou nous rebute. Bref, elle nous laisse toujours un choix : l’accueillir momentanément ou l’éviter pour de bon.

Mais lorsque l’éveil commence à s’éveiller en soi, pour certains d’entre nous, il semble que ces possibilités d’accueil ou d’évitement de l’inconnu disparaissent purement et simplement de notre champ de vision. L’étrangeté que nous sommes devenus à nous-même est là, l’illusion de notre identité factice, maya, est là aussi et nous n’avons pas d’autre choix que celui-ci : la reconnaître. Et c’est là où le bas blesse. Parce que l’ego n’aime pas re-connaître puisqu’il est la part de notre identité terrestre qui accumule des informations, les analyse, les passe au crible de la raison et les range dans notre cerveau (et ailleurs) sous la catégorie : intelligence. L’ego n’aime pas ça, réapprendre, redécouvrir et s’abandonner à l’inconnu bienveillant de l’éveil (j’y reviendrai). Donc il secrète de la colère avec des phénomènes ambiants.

La colère me rend visite depuis que je chemine en Terre de Yogi, d’une façon for surprenante. Avant de trouver le chemin spirituel adapté à mon Karma, je ne la ressentais que très peu. J’étais souvent en proie à la tristesse, au sentiment de manque, mais rarement à la colère. Et petit à petit, la tristesse a disparu, le sentiment de manque a pris doucement la poudre d’escampette, mais la colère apparait, tonitruante parfois. Elle éclate au moment où je m’y attends le moins. Je me sens étrangère à moi-même juste après, mais consciente d’avoir fabriqué quelque chose de moche qui m’échappe.

Nous avons tous une histoire de lien avec la colère et c’est normal : cette émotion-là est loin d’être une émotion comme les autres parce qu’elle continue de nous attacher à la regression spirituelle bien après qu’elle [la colère] se soit manifestée. Sa puissance karmique – c’est-à-dire la réaction en chaîne de causes et d’effets qu’elle déclenche – est donc indéniable et lorsqu’on choisit de cheminer vers Moksha comme certains d’entre nous, il faut absolument s’en occuper. Pas en déviant sa colère dans des antidépresseurs ou dans le divertissement actif ou la parole thérapeutique ou sociale, mais en la faisant dévier pour de bon. Et il n’y a que le Divin qui peut s’en charger pour nous. Encore faut-il savoir comment faire!

Et justement, Comment le Lui Demander? Comment faire pour se débarrasser de la colère pour toujours ?

Lire encore et toujours cette pensée de Guru Siyag éclaire sur les rouages de la colère et pacifie en même temps. Simplement, nous comprenons pourquoi, comment la méditation dissout la colère pour de bon.

Je vous laisse découvrir la précision et la clarté des mots de Gurudev sur la colère, en espérant qu’ils vous éclaireront et vous pacifieront aussi.

Om Gurave Namaha.

Posted by Guru Siyag Yoga – Français on Thursday, March 15, 2018

 

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